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Guerre et amour

Guerre et amourRétablissons d’abord le véritable titre du film de Woody Allen «Love and death», «Amour et mort». C’est un film en costumes en même temps qu’une comédie, genre difficile s’il en est. Woody Allen s’en tire à son honneur : l’équilibre est parfait entre le chatoiement de la reconstitution historique et le rire que déclenchent les rafales de gags. Il faut voir notre Boris Grouchenko affublé de son uniforme de hussard, hurluberlu égaré sur un champ de bataille et qui atterrit, au terme d’un gag démesuré, dans les lignes de l’armée napoléonienne. Un duel épique et un complot patriotique pour assassiner l’empereur sont les principaux épisodes de ces aventures pseudo-historiques. Si ces films précédents se présentaient souvent comme une succession de saynètes comiques, Woody Allen atteint ici une maturité évidente dans l’art du récit les gags demeurent l’ingrédient indispensable, mais ils viennent s’insérer harmonieusement dans une construction dramatique rigoureuse, au lieu qu’autrefois ils étaient simplement énumérés. L’ensemble est vraiment parfait, d’une drôlerie constante, sans oublier le charme de Diane Keaton et d’Olga Georges-Picot, les deux égéries de Boris Grouchenko, notre olibrius russe.

Profession reporter

Profession reporterAntonioni est par excellence, le cinéaste du malaise et de l’interrogation existentielle. Ses héros savent que la vie n’a pas de sens et recherchent en vain à cerner leur propre identité. Cette thématique a nourri chez des films le plus souvent statiques ou contemplatifs, aussi peut-on s’étonner de le voir se lancer dans le film d’action, si ce n’est d’aventures, en décor exotique : l’Afrique noire. Or, son inspiration reste la même : son reporter (Jack Nicholson), travaillant sur une enquête qui s’embourbe, découvre le cadavre d’un homme qui lui ressemble et s’empare de son passeport après avoir échangé les photos. Désormais, c’est comme s’il était mort et qu’il vivait dans la peau d’un autre. Mystère que sa femme tente d’élucider, tandis que cet « autre » rencontre une mystérieuse inconnue (Maria Schneider) — un de ces personnages de femmes qui tranchent sur les stéréotypes. Pour les admirateurs d’Antonioni, c’est un de ses meilleurs films. Une œuvre originale à coup sûr, avec un Jack Nicholson étonnant et une des plus convaincantes prestations de Maria Schneider. Et ne manquez pas le plan-séquence final, un tour de force technique impressionnant.

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